Financer l'achat d'une entreprise au Canada : D'où provient le capital?

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Dans presque toutes les discussions portant sur l’achat d’une entreprise, il y a un moment précis où l’attention de l’acheteur se fixe sur un chiffre unique : le prix d’achat. C’est tout à fait compréhensible. Le prix d’achat représente le titre principal, l’ancrage des négociations et le montant qui encadre tout le reste. Cependant, selon l’expérience de tout conseiller financier ayant participé à un grand nombre de transactions d’acquisition, c’est aussi le chiffre qui amène le plus souvent les acheteurs à sous-estimer le coût réel d’acquisition d’une entreprise.

Le prix d’achat permet d’acquérir l’entreprise. Il ne sert pas à la financer au quotidien. Pour l’acheteur qui se présente le jour de la clôture avec exactement assez de capital pour couvrir le prix d’achat — et sans marge de manœuvre significative —, les semaines et les mois qui suivent immédiatement la transaction s’avèrent fréquemment la période la plus stressante sur le plan financier de tout le processus d’acquisition.

C’est un aspect du financement de l’achat d’entreprises au Canada qui reçoit rarement l’attention qu’il mérite, bien qu’il détermine directement si un acheteur réussira sa transition vers une gestion performante ou s’il passera son premier trimestre à gérer une crise de trésorerie qui aurait dû être anticipée et planifiée.

Les deux questions de capital auxquelles chaque acheteur doit répondre séparément

Les acheteurs d’expérience appliquent une règle fondamentale en matière de financement d’acquisition que les acheteurs novices négligent souvent : traiter le capital d’achat et le capital d’exploitation comme deux enjeux financiers distincts nécessitant deux plans entièrement séparés.

  1. Le capital d’achat : Il s’agit du montant requis pour conclure la transaction — payer le vendeur, couvrir les frais juridiques et professionnels liés à l’acquisition, et satisfaire aux conditions de vente. C’est ce chiffre qui alimente la majeure partie des discussions de financement et auquel répondent la plupart des produits de prêt traditionnels (comme les prêts de la BDC, les prêts bancaires commerciaux et les ententes de financement par le vendeur).
  2. Le fonds de roulement post-acquisition : C’est la somme dont l’entreprise a besoin pour fonctionner normalement après la clôture de la transaction — couvrir la paie, les factures des fournisseurs, l’achat d’inventaire, les obligations de bail et toutes les autres dépenses opérationnelles associées à la continuité des affaires. Ce capital doit être en place avant même que l’entreprise ne génère son premier dollar de revenu sous la nouvelle direction. Dans la plupart des acquisitions, ce besoin en fonds de roulement existe alors que le rendement financier sous la nouvelle administration n’a pas encore été testé.

De nombreux acheteurs répondent adéquatement à la première question, mais négligent la seconde. Ils structurent un financement suffisant pour conclure la transaction et prennent possession de l’entreprise avec un capital presque entièrement déployé — pour découvrir ensuite que l’entreprise nouvellement acquise nécessite 60 000 $, 80 000 $ou 150 000$ en capital d’exploitation qui n’avait jamais été pris en compte dans le plan d’acquisition.

Cette sous-capitalisation est la forme la plus courante d’erreur lors des acquisitions d’entreprises au Canada, et elle est tout à fait évitable avec un cadre de planification approprié.

La structure globale du capital : Ce qu’exige réellement l’acquisition d’une entreprise au Canada

Un plan de capital d’acquisition complet comporte généralement quatre couches distinctes, chacune répondant à un objectif précis et provenant d’un mécanisme de financement adapté :

  • L’équité de l’acheteur (mise de fonds) : C’est le premier niveau et la base non négociable de toute structure de financement d’acquisition. La plupart des prêteurs — traditionnels comme alternatifs — exigent que l’acheteur fournisse une contribution en équité significative, représentant généralement de 10 % à 30 % du coût total d’acquisition selon la nature de la transaction et le profil financier de l’acheteur. Cette mise de fonds démontre l’engagement, réduit le risque du prêteur et signale au vendeur et aux parties prenantes que l’acheteur investit réellement ses propres ressources. Un acheteur qui ne peut faire la preuve d’un apport personnel substantiel aura du mal à faire avancer les négociations de financement, peu importe la qualité des états financiers de l’entreprise visée.
  • Le financement par le vendeur (solde de prix de vente) : Il s’agit du deuxième niveau et de l’un des outils les plus sous-utilisés lors de l’achat d’une entreprise au Canada. Le financement par le vendeur survient lorsque le cédant accepte de recevoir une partie du prix de vente au fil du temps plutôt qu’en totalité le jour de la clôture — ce qui équivaut à accorder un prêt à l’acheteur garanti par le rendement futur de l’entreprise vendue. Très répandue dans les transactions de petite et moyenne taille (particulièrement celles de 200 000 $à 2 000 000$), cette formule profite aux deux parties : le vendeur obtient un prix de vente global souvent plus élevé et maintient un intérêt financier dans la réussite de la transition, tandis que l’acheteur réduit son besoin de capital immédiat à la clôture et aligne les intérêts du vendeur sur un transfert harmonieux.
  • Le financement institutionnel traditionnel : Les prêts des banques à charte, la Banque de développement du Canada (BDC) ou les programmes d’aide gouvernementaux constituent généralement la tranche la plus importante du capital d’achat pour les transactions bien documentées. Les prêteurs institutionnels évaluent les demandes en fonction du rendement financier historique de l’entreprise ciblée, du profil de crédit et de l’expérience sectorielle de l’acheteur, ainsi que du ratio de couverture de la dette projeté après la transaction. Pour l’acquisition d’entreprises établies disposant d’états financiers clairs, d’un historique de trésorerie solide et d’un acheteur possédant une expérience pertinente, le prêt institutionnel peut couvrir de 50 % à 70 % du prix d’achat à des taux avantageux. La principale contrainte reste le délai : le financement institutionnel d’une acquisition prend régulièrement de 60 à 90 jours à mettre en place et exige une documentation exhaustive.
  • Le financement alternatif du fonds de roulement : C’est le quatrième niveau — et le plus directement lié à l’écart de capital d’exploitation post-acquisition mentionné précédemment. Une fois la transaction conclue et la prise de contrôle effectuée, l’entreprise a immédiatement besoin d’un fonds de roulement qui ne faisait pas partie du financement d’achat. L’inventaire doit être réapprovisionné ou maintenu. La paie doit être versée selon le calendrier habituel. Les ententes fournisseurs doivent être honorées, souvent selon les mêmes conditions de paiement que le propriétaire précédent. De plus, le nouvel acquéreur peut avoir besoin de capital pour corriger un entretien différé, combler des lacunes technologiques ou réaliser des améliorations opérationnelles qui ne deviennent visibles qu’après la prise en charge de l’entreprise.

C’est précisément ici que le financement alternatif pour l’acquisition d’entreprises au Canada joue un rôle crucial et souvent sous-estimé. Les prêteurs traditionnels qui ont financé l’achat ne sont généralement pas structurés pour fournir du capital d’exploitation immédiatement après la clôture — l’entreprise venant tout juste de contracter une dette importante, l’ajout d’une dette institutionnelle supplémentaire dans la période post-acquisition immédiate est souvent irréaliste du point de vue de la couverture du service de la dette. Les prêteurs alternatifs, qui évaluent le financement en fonction du chiffre d’affaires et de la performance récente de l’entreprise acquise plutôt que sur les relations de crédit préexistantes de l’acheteur, offrent une voie tout à fait différente pour sécuriser ce fonds de roulement.

Peut-on obtenir un prêt aux entreprises pour acheter une entreprise existante au Canada?

Il s’agit de l’une des questions les plus fréquemment posées en matière de financement d’acquisition d’entreprises au Canada. La réponse est oui, mais le type de produit choisi fait une différence majeure.

Les prêts bancaires commerciaux traditionnels peuvent être utilisés pour financer une acquisition, mais ils sont soumis à des critères de souscription différents des prêts de fonds de roulement courants. Le prêteur évalue le BAIIA (EBITDA) de l’entreprise cible, le ratio de couverture du service de la dette projeté après l’achat, l’apport personnel de l’acheteur et la justesse du prix d’achat par rapport à une évaluation indépendante. Il s’agit d’un processus rigoureux et exigeant en documents qui nécessite généralement une entreprise en activité depuis au moins deux à trois ans avec un historique financier impeccable, ainsi qu’un acheteur possédant une solide expérience du secteur.

La BDC (Banque de développement du Canada) propose des produits de financement spécialement conçus pour l’achat d’entreprises canadiennes et se montre souvent plus accessible que les banques à charte pour les transactions de moindre envergure ou pour les acheteurs au profil moins conventionnel. Le mandat de la BDC inclut le soutien au transfert d’entreprises, et leur évaluation tient compte du fait qu’un acheteur peut posséder de solides capacités financières sans nécessairement disposer de l’historique bancaire approfondi exigé par une banque traditionnelle.

Pour le volet du fonds de roulement qui suit immédiatement la clôture de la transaction, la Solution Forward de Forward Funding offre aux entreprises canadiennes jusqu’à 200 000 $ — ou jusqu’à 100 % de leur chiffre d’affaires mensuel — en fonds de roulement, sans aucun collateral requis. La demande est approuvée en aussi peu que 1 heure et les fonds sont déposés en aussi peu que 3 heures. Pour une entreprise qui vient de conclure une acquisition et qui nécessite du capital d’exploitation dans des délais qu’aucun prêteur traditionnel ne peut respecter, cette rapidité d’exécution n’est pas un détail secondaire : c’est souvent ce qui fait la différence entre une transition réussie et une crise de trésorerie lors des 30 à 60 premiers jours.

Pour les entreprises acquises plus établies (trois ans ou plus d’existence, chiffre d’affaires annuel de 500 000 $ ou plus, et pointage de crédit de l’acheteur ou de l’entreprise de 650 ou plus), la Solution à paiements fixes permet d’obtenir jusqu’à 800 000 $ avec des versements fixes quotidiens ou hebdomadaires et une durée de remboursement plus longue. C’est la structure idéale pour un acheteur qui reprend une entreprise de moyenne taille et qui a besoin de fonds de roulement importants pour assurer la continuité des opérations et réaliser les améliorations prévues au cours de sa première année de gestion.

Enfin, pour les acquisitions où l’acheteur a structuré son financement d’achat mais identifie un manque à gagner dans son capital d’exploitation après la clôture, le Financement complémentaire offre jusqu’à 200 000 $ en capital additionnel sans exiger la restructuration des dettes existantes — précisément le scénario auquel font face les acheteurs qui réalisent l’ampleur de leur besoin en fonds de roulement une fois la transaction conclue.

Pourquoi la sous-capitalisation d’une acquisition crée des problèmes immédiats

Le moment où survient un manque de capital post-acquisition est particulièrement dommageable parce qu’il arrive au moment exact où le nouveau propriétaire dispose de la plus faible marge d’erreur.

Au cours des 30 à 90 jours suivant la clôture, l’acheteur doit simultanément maîtriser les détails opérationnels d’une nouvelle entreprise, rassurer et diriger des employés incertains face au changement de direction, établir des liens de confiance avec les fournisseurs et les clients anxieux quant à la continuité des services, et prendre ses premières décisions de gestion. Ce n’est absolument pas le moment de devoir gérer une crise de trésorerie causée par un manque de fonds de roulement qui aurait dû être planifié à l’avance.

  • Les employés remarquent rapidement quand la trésorerie est tendue pour payer la paie.
  • Les fournisseurs réagissent mal lorsque les délais de paiement s’allongent soudainement.
  • Les clients perçoivent la baisse de qualité ou de réactivité lorsque le nouveau propriétaire passe son temps à régler des urgences financières plutôt qu’à veiller aux opérations.

Dans une acquisition d’entreprise, les premières impressions ne sont pas seulement relationnelles, elles sont financières. Un acheteur qui prend les commandes d’une entreprise sous-capitalisée envoie des signaux inquiétants à toutes les parties prenantes, ce qui a des répercussions bien au-delà de sa position de trésorerie immédiate.

La discipline qui consiste à séparer le financement de l’achat de la planification du capital d’exploitation est précisément ce qui prévient ces difficultés. Un acquéreur qui conclut une transaction en ayant sécurisé de 60 à 90 jours de fonds de roulement — indépendamment du financement de l’achat — aborde ses premiers mois de gestion avec une sérénité et un leadership totalement différents. Son attention reste concentrée sur le développement de l’entreprise et non sur la façon dont il couvrira la prochaine paie.

Est-il plus facile de financer l’achat d’une entreprise existante que le démarrage d’une nouvelle entreprise?

Du point de vue d’un prêteur, la réponse est généralement oui, et ce, pour une raison bien précise : une entreprise existante possède un historique d’exploitation documenté. Ses revenus, ses flux de trésorerie, ses relations clients, ses employés, ses infrastructures et ses états financiers permettent au prêteur d’évaluer sa capacité de remboursement avec précision. Une entreprise en démarrage ne dispose d’aucun de ces éléments; elle demande au prêteur de financer une simple projection.

Dans le cadre d’un financement d’acquisition, cet historique documenté constitue la donnée la plus importante du processus de souscription. Une entreprise affichant trois années de revenus constants et de flux de trésorerie positifs permettra d’obtenir un financement nettement plus élevé qu’un projet de démarrage aux ambitions équivalentes, car le prêteur s’appuie sur des faits vérifiables plutôt que sur des prévisions.

Cet avantage s’étend au-delà du capital d’achat pour s’appliquer également au fonds de roulement post-acquisition. Une entreprise reprise qui génère 80 000 $ par mois en chiffre d’affaires depuis deux ans présente un dossier de fonds de roulement beaucoup plus solide auprès d’un prêteur qu’une entreprise naissante atteignant le même niveau de ventes, car l’historique est prouvé, le modèle d’affaires est validé et la capacité de remboursement est adossée à des données réelles.

C’est cette dynamique qui rend le financement de fonds de roulement post-acquisition auprès de prêteurs alternatifs comme Forward Funding particulièrement adapté aux acheteurs d’entreprises : l’historique de revenus de l’entreprise acquise sert de critère principal d’admissibilité — et cet historique existe déjà au moment même où l’acquisition est conclue.

Quelle somme de trésorerie un acheteur doit-il conserver après l’acquisition d’une entreprise?

La réserve de fonds de roulement à maintenir après la clôture dépend des coûts fixes mensuels de l’entreprise acquise. Toutefois, la recommandation générale des conseillers en acquisition est de conserver au minimum de 60 à 90 jours de dépenses d’exploitation en fonds de roulement disponible après la clôture.

Ce coussin financier permet d’absorber les imprévus et les décalages inhérents à toute période de transition :

  • Les factures qui arrivent avant le premier cycle complet de revenus sous la nouvelle direction;
  • Les clients qui mettent plus de temps à payer le temps de s’adapter au changement de propriétaire;
  • Les investissements opérationnels immédiats réalisés au cours du premier trimestre.
Coûts fixes mensuels de l’entrepriseFonds de roulement minimal recommandé (60 à 90 jours)
40 000 $ / mois80 000 $à 120 000$
80 000 $ / mois160 000 $à 240 000$

Lorsque ces chiffres sont calculés avec rigueur par rapport à la réalité de l’entreprise visée, ils mettent en lumière le besoin réel en fonds de roulement que la plupart des acheteurs sous-estiment lors de la planification initiale.

Quand le financement d’une acquisition a-t-il le plus de sens?

Financer l’achat d’une entreprise s’avère une décision stratégique judicieuse lorsque :

  1. L’historique financier est solide : L’entreprise ciblée possède un historique documenté de revenus et de trésorerie constants permettant de couvrir le service de la dette lié au financement d’achat.
  2. L’évaluation est réaliste : Le prix d’achat repose sur un multiple raisonnable des bénéfices et non sur une évaluation spéculative.
  3. L’acheteur est qualifié : L’acquéreur possède une expérience sectorielle pertinente qui réduit les risques liés à la transition opérationnelle.
  4. La planification du capital est complète : L’acheteur a séparé le plan de financement d’achat du plan de fonds de roulement post-acquisition, et a sécurisé ces deux volets avant la clôture.

Lorsque ces conditions sont réunies, l’acquisition ne constitue pas un pari spéculatif sur l’avenir : c’est une transaction structurée et basée sur des données probantes, où le financement est calibré en fonction de ce que l’entreprise a réellement démontré qu’elle pouvait soutenir.

Quand faut-il éviter de financer une acquisition?

Le financement d’une acquisition est une mauvaise approche lorsque le prix d’achat ne peut être justifié par la trésorerie documentée de l’entreprise ciblée — c’est-à-dire lorsque l’acheteur paie pour du potentiel plutôt que pour un rendement prouvé, et que la structure de remboursement repose sur une croissance future qui ne s’est pas encore concrétisée.

Il est également fortement déconseillé de procéder si l’acheteur n’a pas séparé le capital d’achat du capital d’exploitation et se présente le jour de la clôture avec la totalité de ses ressources investies dans la transaction, sans avoir sécurisé de fonds de roulement post-acquisition.

Enfin, il est imprudent de se lancer si l’acheteur ne possède pas l’expérience opérationnelle requise pour gérer la transition avec efficacité, peu importe ses capacités financières. Le capital ne remplace pas les compétences de gestion, et une acquisition bien financée mais confiée à un gestionnaire mal préparé se heurtera rapidement à des problèmes opérationnels qu’aucun fonds de roulement ne pourra résoudre complètement.

Comparaison des alternatives de financement

  • L’achat 100 % comptant : C’est la structure la plus simple puisqu’elle élimine toute dépendance envers des prêteurs. Sa limite réside dans le fait qu’elle exige de l’acheteur qu’il déploie l’intégralité de sa liquidité dans l’achat — ce qui le laisse souvent sans fonds de roulement suffisant pour la période post-acquisition. Les acheteurs qui paient la totalité en comptant se retrouvent fréquemment à chercher du financement de fonds de roulement dans les mois qui suivent la clôture, alors qu’il aurait été bien préférable d’organiser ce volet de manière proactive dans leur plan d’acquisition.
  • Le financement bancaire institutionnel seul : C’est l’approche la plus classique pour les transactions majeures disposant d’un dossier documentaire complet. Ses limites concernent les délais — le traitement prend généralement de 60 à 90 jours — et l’absence d’une marge de fonds de roulement complémentaire pour les opérations post-acquisition. Les banques qui financent l’achat d’une entreprise ne sont généralement pas structurées pour fournir la liquidité opérationnelle dont l’entreprise a besoin immédiatement après la clôture.
  • Le financement par le vendeur uniquement : Il s’agit d’une formule envisageable dans certaines transactions de plus petite taille où le vendeur est très motivé et où la valeur de l’entreprise ne justifie pas l’intervention des institutions bancaires. La contrainte principale reste que peu de vendeurs acceptent de financer la majorité de leur propre sortie d’affaires. Le solde de prix de vente par le vendeur fonctionne de manière optimale lorsqu’il s’insère comme couche complémentaire aux côtés de la mise de fonds de l’acheteur et d’un prêt institutionnel ou alternatif.

Quels documents justifient un dossier de financement?

Le dossier de demande de financement d’acquisition le plus solide repose sur quatre éléments clés :

  1. Trois années d’états financiers de l’entreprise ciblée démontrant des revenus stables et une trésorerie positive.
  2. Un prix d’achat justifiable, appuyé par une évaluation d’entreprise indépendante ou une analyse rigoureuse des multiples du secteur.
  3. Un plan de capitalisation clair qui sépare le financement d’achat du fonds de roulement post-acquisition.
  4. Un profil d’acheteur crédible, incluant un apport personnel significatif en équité et une expérience sectorielle pertinente.

Lorsque ces éléments sont rassemblés, la demande de financement devient structurée, crédible et prête à être financée par la combinaison des sources de capital présentées ci-dessus.

Le plan de capital fait partie intégrante du plan d’acquisition

L’erreur la plus fréquente lors de l’achat d’une entreprise au Canada consiste à traiter la planification du capital comme un élément secondaire par rapport aux aspects commerciaux et opérationnels de la transaction. Les acquéreurs d’expérience accordent une importance égale à tous ces volets, car le meilleur plan d’exploitation au monde sera rapidement paralysé par une structure financière qui prive le nouveau propriétaire du fonds de roulement nécessaire à son exécution.

Le prix d’achat permet à l’acheteur de franchir la porte. Le fonds de roulement permet de faire tourner l’entreprise au quotidien. L’acheteur qui planifie ces deux éléments avant la clôture — en mettant en place un financement spécifique pour chacun d’eux — aborde ses premiers mois à la tête de l’entreprise avec une longueur d’avance et une sérénité indispensables à sa réussite.

Pour les acheteurs d’entreprises au Canada qui préparent une acquisition et souhaitent évaluer leurs options de fonds de roulement post-acquisition, le Calculateur de financement de Forward Funding permet d’obtenir rapidement une estimation. La demande en 30 secondes vous met en relation avec une équipe spécialisée qui évalue la performance financière de l’entreprise acquise — et pas seulement votre profil de crédit personnel. Vous pouvez également consulter nos avis Google pour découvrir comment d’autres propriétaires d’entreprise ont réussi leurs projets grâce à notre accompagnement.

Pour approfondir votre réflexion sur la gestion du capital et soutenir votre croissance, consultez la section Perspectives de Forward Funding, où vous trouverez des ressources pratiques sur la capacité d’emprunt optimale d’une entreprise, le coût réel des opportunités non financées et la gestion du fonds de roulement lorsque la croissance dépasse les liquidités disponibles.

Foire aux questions rapide – Financement d’acquisition d’entreprises au Canada

Un prêt aux entreprises peut-il servir à acheter une autre entreprise?

Oui. Les prêts d’acquisition d’entreprise — offerts par les banques à charte, la BDC et certains prêteurs alternatifs — peuvent être utilisés pour financer l’achat d’une entreprise canadienne existante. Le prêt est évalué en fonction de l’historique financier de l’entreprise cible, de la mise de fonds de l’acheteur et de la capacité de couverture du service de la dette de l’entreprise une fois acquise. Le financement d’achat traditionnel couvre généralement de 50 % à 70 % du prix d’achat, le solde étant financé par la mise de fonds de l’acheteur, le solde de prix de vente accordé par le vendeur ou une combinaison des deux.

Comment finance-t-on sa première acquisition d’entreprise?

Les acheteurs qui en sont à leur première acquisition combinent généralement une mise de fonds personnelle (10 % à 30 % du prix d’achat), un prêt institutionnel auprès d’une banque ou de la BDC (50 % à 70 %), et, lorsque possible, une tranche de financement accordée par le vendeur (10 % à 20 %). Le fonds de roulement post-acquisition doit être planifié séparément — soit par des réserves personnelles conservées par l’acheteur après la clôture, soit par l’entremise d’une marge de fonds de roulement établie immédiatement après la transaction.

Est-il plus facile de financer l’achat d’une entreprise existante que le démarrage d’une nouvelle entreprise?

Pour la plupart des acheteurs, oui. Une entreprise existante possède un historique documenté de revenus, de trésorerie et d’exploitation que les prêteurs peuvent analyser directement. Une entreprise en démarrage exige un financement basé sur des prévisions qui n’ont pas encore été validées par le marché. Cela rend le financement d’acquisition plus accessible, mieux structuré et disponible pour des montants plus élevés que le financement de démarrage équivalent dans la majorité des cas.

Quelle somme de liquidités un acheteur doit-il conserver après l’acquisition d’une entreprise?

Les conseillers financiers recommandent constamment de maintenir un minimum de 60 à 90 jours de dépenses d’exploitation de l’entreprise acquise sous forme de fonds de roulement disponible après la clôture. Ce coussin permet d’absorber les décalages de trésorerie, les coûts imprévus et les variations de revenus normales durant le premier trimestre suivant le changement de propriétaire. Les acheteurs qui consacrent la totalité de leur capital au prix d’achat et se présentent à la clôture sans réserve de fonds de roulement sont ceux qui risquent le plus de subir une crise de trésorerie au cours de leurs 60 premiers jours de gestion.

Le financement alternatif peut-il aider à constituer le fonds de roulement après une acquisition?

Oui, et c’est l’une des applications les plus pratiques du prêt alternatif dans le cadre d’une acquisition. La Solution Forward de Forward Funding offre jusqu’à 200 000 $en fonds de roulement pour les entreprises acquises cumulant au moins six mois d’historique de revenus et affichant un chiffre d’affaires mensuel de 10 000$ ou plus. La demande est approuvée en aussi peu que 1 heure et les fonds sont déposés en aussi peu que 3 heures, sans collateral requis. Pour les entreprises ayant des besoins en capital plus importants, la Solution à paiements fixes propose jusqu’à 800 000 $ pour les entreprises établies.

Quelle est la plus grande erreur commise par les acheteurs lors du financement d’une acquisition au Canada?

La sous-capitalisation de la période d’exploitation post-acquisition. La plupart des acheteurs se concentrent uniquement sur le financement du prix d’achat, mais omettent de prévoir séparément le fonds de roulement dont l’entreprise a besoin pour fonctionner normalement sous la nouvelle direction. Arriver le jour de la clôture sans réserve de liquidités — ou sans solution de financement établie pour en fournir une — crée une pression inutile sur la trésorerie au moment précis où l’attention du nouveau propriétaire devrait être consacrée à la transition opérationnelle et non à la survie financière de l’entreprise.

Combien de temps prend la mise en place d’un financement d’acquisition d’entreprise au Canada?

Le financement d’acquisition traditionnel auprès des banques et de la BDC prend généralement de 60 à 90 jours, de la demande initiale jusqu’à l’approbation et au versement des fonds. Le financement du fonds de roulement post-acquisition auprès de prêteurs alternatifs comme Forward Funding peut être organisé en quelques heures — ce qui fait du prêt alternatif une solution très pratique pour répondre aux besoins en capital d’exploitation qui surviennent immédiatement après la clôture de la transaction.

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